jeudi 16 septembre 2010

Clic-clac Kodak

Avec un peu de retard, voilà les photos de mon premier match... en tant que photographe accréditée ! Je me suis donc retrouvée, armée de mon Vince, mon accréd niveau 4 (le plus haut niveau, la classe !!) et une (superbe) chasuble fluo à mitrailler au bord de la pelouse. Pendant 80 minutes, des essais, des courses, des bouchons dans tous les sens, quelques belles valises de l'ailier de La Rochelle (ah, oui, le match c'était Toulouse - La Rochelle)... Bref, du bonheur en sachets.



Choisis un métier que tu aimes et tu ne travailleras aucun des jours de ta vie, je ne sais plus qui a dit ça, mais il avait bien raison.

Je vous fait plus mariner longtemps, les photos sont (et gare à qui voudrait me les piquer ! :p)

Au fait, deux petits trucs : premièrement, Décath' a modifié sa pub. Et puis aujourd'hui, mon meilleur-copain-Anatole-le-marine's-surentrainé a 19 ans et ça c'est encore plus chouette.

dimanche 29 août 2010

Attentat capillaire

N'en déplaise aux puristes, dans le rugby il n'y a pas que cet oblong capricieux. Il y a aussi trente braves garçons qui essayent de jouer avec, et un au milieu qui fait tout pour les en empêcher. Et ces trente garçons, ils sont humains, avec les errements que cela implique. Notamment sur le plan capillaire.

Il y avait Maxou Médard, mais finalement, c'est un petit joueur face à...
Mathieu Bastareaud, dont les dreads ont subi une attaque à main armée...



Cobus Grobler, dans le plus pur style caniche (un gros caniche, certes...)



Romain Teulet et son casque au bol...



Travail d'équipe du coté des Toulousains, bel effort sur Pierre-Gilles Lakafia...



... ainsi que sur le coiffeur de Clem' Poitrenaud, manifestement retenu en otage.



D'après mon copain Martial-encyclopédie-vélocipédique-tatillon-et-violent, il y a attentat capillaire chez Jean-Pierre Perez, je suis assez d'accord...



QUI a laissé un lisseur à Sione Lauaki ??



Dans la catégorie Tintin, Antonie Claassen =)



Erik Lund, "Magique", dixit MEVTV.



Voila, maintenant vous avez le choix entre hurler au scandale, allonger la liste ou envoyer des bons pour une coupe de cheveux gratuite...

Merci à Martial-encyclopédie-vélocipédique-tatillon-et-violent pour le coup de main...

jeudi 26 août 2010

Pas de pédés chez Décathlon

C'est bientôt la rentrée, il est temps de renouveler maillot de bain, baskets et kimono, et pourquoi pas de s'essayer à une nouvelle discipline. Décathlon, le leader du sport scolaire l'a bien compris, et cette année, manger-bouger oblige, il propose de découvrir le sport rêvé de votre enfant.


 Ca commence mal, à gauche, du rose, à droite du bleu. Je clique sur le rose, histoire de voir ce qu'on propose à ces demoiselles. Là, ça sent le sapin : je m'attendais à un petit questionnaire, en fait il y a trois barrettes, Solitaire/en groupe, Patiente/impatiente et Calme/active. Et là, jackpot : Découvrez le rêve de danse/gymnastique/équitation de votre fille. Sinon, y'a de la natation, du tennis, du judo (David Douillet, un garçon si bien !) et du roller, mais avec un équipement rose, sinon elle va devenir... huhu, enfin, sauf votre respect madame, vous voyez ce que je veux dire.

Chez les garçons, c'est pas forcément plus brillant. La lune qu'on voit par la fenêtre est un ballon de foot et tout est bleu. Chez Décathlon, un petit garçon peut faire du tennis, du judo, de la natation, du roller, de l'équitation et de la gymnastique avec les filles. Encore qu'il faudra pas qu'il soit tout seul au milieu de toutes ces filles, à cause des éléments féminoïdes de sa personnalité qu'il faut combattre. Sinon, il a le droit aussi au basket, au foot, au rugby et à la boxe.

Et l'athlé, le hand, l'escalade, le tir à l'arc, le cyclisme, les sports de glace, les sports de combat, on en fait quoi ?

Et Billy Elliott et Million Dollars Baby, ils comptent pour du beurre ?

Et si un petit agité rêvait secrètement de pliés, d'entrechats et de pirouette ? Et si une petite timide travaillait son cad'deb' en cachette devant la glace ? Ben ils feraient du rugby et de la danse.

Edit du 16 septembre : Je n'étais pas la seule à trouver cette pub abusée. Une autre blogueuse (merci Rue 89 !) est allée plus loin et a contacté Décathlon qui rapidement modifié sa pub. Les petits garçons peuvent danser  et monter à cheval (et même faire de la voltige, mais c'est un autre sujet dont je vous parlerai bientôt) et les petites filles peuvent jouer au foot, au basket et au rugby et elles peuvent même boxer. Cool =)

vendredi 20 août 2010

Pourquoi faire simple...

... quand on peut faire compliqué ??

J'veux juste dire bravo aux Lillois, qui atomisent le record du déplacement le plus court le plus long, que nous détenions depuis la saison dernière avec un honorable Saint Etienne-Nice. La FFR, pour faire chier le monde dans sa grande mansuétude, a été forcée a accepté de maintenir Lille en Fédérale 1. Dans la poule 4, plus précisément. Lille rencontrera donc Morlaas, Oloron, Mauléon, Figeac, Cahors, Tournefeuille, Castanet, Lannemezan, Lourdes, Orthez, Saint-Jean-de-Luz et Tyrosse.



Félicitations aux Lillois, donc. Nous on a droit cette année à Saint-Etienne, Lyon, Chambéry, Paris XV, Nanterre, Nancy et Sélestat. J'vous ramènerai de la choucroute.

samedi 7 août 2010

Yovo, yovo !!!

De retour après trois semaines de plantage d'arbres au Togo. Bah oui, y'en a qui. Trois semaines dans la brousses, sans électricité, ni internet, ni téléphone... Le pied !

Dans ce qui était chouette...
... les yovos : Marie, Mélanie, Lauriane, Iéva, Anne, Cédric, Maïwenn, Antoine, Henry =)
... les ameïbos : Zozoh, Blessing, Karlos, Messan, Kayissan, Senam
... la Reine-Mère, mais seulement avant qu'elle pète les plombs :p
... les enfants du village (même Didier ^^)
... la douche Ushuaïa en bambou et la douche New York en béton
... les toilettes à l'occidentale, installée juste le jour de notre arrivée
... l'auvent en chaume de paille, installé aussi pour notre arrivée
... la sieste sur les nattes sous l'auvent
... DOXYPALUUU !!!
... Ami Zozoh on t'aime, mais tu parles beaucoup trop, et nous on comprend rien, on est que des yovos !
... le ragoût made in Sénam
... le robinet qui nous dispensait de corvée d'eau (et Dieu sait comme c'est bon !)
... les zems (motos-taxi) qui slaloment entre les nids de poule à 70 km/h
... le mercato des moustiquaires
... la lecture du rapport de la veille, chaque matin, ou une bonne rigolade pour commencer la journée
... les Pics d'Agou (le vrai, 986 mètres de haut, point culminant du Togo, et les autres, altitude variable)
... les journées d'intégration familiale
... les blagues de Zozoh
... le poisson sauce au beurre
... s'il vous plait, pardon, je vous en prie, parlez français !
... les x tentatives de capture de poule, et l'unique réussite (à 3 contre un)
... Noukounou et Togogin les poussins-mascottes
... la rédaction de carnets de voyage, bien un truc de fille, ça !
... l'attente, sport national Togolai
... edinefanon ! Bonouvilé !
... 16 dans le taxi

... le serpent
... les chansons paillardes
... les deux jours à Lomé après le chantier
... les ananas (ceux du marchés, pas ceux de la belle nana)
... l'enterrement de Noukounou, sous les yeux un peu effarés des responsable de France-Volontaires
... LA TOGOGIN !!!!

Dans ce qui était moins chouette...
... les conséquences du ragout de Sénam
... les moustiques
... le pétage de plombs de la Reine-Mère qui n'a pas fait crac-crac depuis deux ans, et que on est des menteurs et que j'ai dit qu'elle n'était pas la vraie Reine-Mère etc. ...
... le délire mégalo de Sénam, le responsable du chantier
... la mort de Noukounou et Togogin, l'un écrasé par un djumbé, l'autre fou de chagrin s'est jeté sous la tong de Maïwenn
... la visite des Plateaux de Danyi, avec le bar à 2 km togolais, sous le cagnard

Bon, alors maintenant que je suis rentrée, je redécouvre le monde, je rattrape mes trois semaines de non-nolife, et accessoirement, je me remet au rugby. L'année a même pas commencé, j'ai déjà une perle :p
- J'te présente ma nièce, elle veut être journaliste.
- Et... Tu connais un peu le rugby quand même ?
Sans rancune ;)


* yovo = blanc, ameibo = noir, Togogin = vin de palme distillé, à plus de 70°...

vendredi 11 juin 2010

B comme Bidon, Boulets...

... et bite. Parce qu'il semble qu'il faille en avoir une pour parler de sport. Dernière nouvelle. Mais si, regardez, c'est la vidéo qui le dit.



Chers messieurs du quotidien français le plus lu, vous me décevez. Les femmes ne comprendraient donc rien au sport ? Mais alors, voilà la réponse à une question que nous nous sommes toutes posée un jour. Avec quoi réfléchissez vous ?

mercredi 9 juin 2010

Championnes de France

Depuis dimanche, on répète ça inlassablement, et on n'a pas vraiment l'impression de parler de nous. Pourtant, on est bien championnes de France. On vient de battre Béziers en finale. C'était... Waow.



On a marqué un premier essai au bout de dix minutes, et toute notre tribune a commencé à respirer : on ne rattrape pas Nice qui a ouvert le score. Enfin, en principe, parce que à la 15e, Béziers nous rejoint, 5-5. A la 23e, attaque au large, le ballon vole, les 3/4 courent, nouvel essai et on respire de nouveau. Jusqu'à la 35e, une passe un peu à plat et la deuxième centre de Béziers qui la cueille au beau milieu de notre attaque. 12-10. Plus un bruit dans nos tribunes. C'est la première fois de la saison qu'on est menées alors qu'on a ouvert le score. D'un coup, tout le monde se rend compte que cette finale peut encore nous échapper, sur rien, sur une boulette parce que c'est nous qui menons la danse, et malgré tout, Béziers subit. Oui, elles sont prenables. Fini les conneries et les passes dans le vent. On verrouille notre attaque, on ne laisse plus aucun ballon, on ne fait plus de faute et on y va. Jusqu'à la 65e, Béziers est championne de France. Jusqu'à ce que le maul niçois finisse par enfoncer la muraille de Béziers, pour s'écrouler dans l'en-but. 15-12. Les tribunes et la touche s'embrasent et s'embrassent déjà. Et puis le décompte des minutes. De si longues minutes. 13 minutes. 11 minutes. 8 minutes. 6 minutes. 3 minutes. Et d'un coup, une touche, dans nos 40. Un moment de flottement, une dizaine de secondes tout au plus, dix secondes d'incertitude et de panique, parce que l'arbitre a sifflé, trois coups longs et impérieux, mais personne n'est sûr d'avoir bien entendu. Deux poings se lèvent. La tribune explose, alors que les filles de Béziers glissent au sol. Nous, pendant ce temps, on arrache nos chasubles et on court, comme si on était poursuivies, ou comme si on courrait vers la mer pour se jeter dans les vagues, ou comme si un type avec un fusil à pompe descendait méthodiquement toute l'assemblée, ou comme si on venait de gagner. Je cours devant, Amandine est là en face et Viriginia juste à coté de moi, et d'un coup, j'arrive dans la marée de bras, d'embrassades, tout le monde pleure et rit, s'enlace, mais personne ne parle vraiment, moi aussi je pleure, et tout le monde passe de bras en bras, tout le monde cherche à embrasser tout le monde, dans la cohue, on dessine une haie d'honneurs à nos adversaires vaincues, mais personne n'y est vraiment parce qu'on ne se souvient que des vainqueurs et jamais des vaincues qui nous font aussi une haie d'honneur, aussi convaincante que la notre, et on porte Nath la capitaine jusqu'au bouclier, on se met en rang d'oignon pendant trois secondes et c'est de nouveau le foutoir pour toucher le bout de bois, LE bout de bois, NOTRE bout de bois, et ensuite pendant une heure, il passe de main en main, de photo en photo, le champagne gicle et quand une se la joue F1, les autres lui tombent dessus pour l'empêcher de gâcher, avant d'arroser tout le monde à leur tour, et on tape sur le bout de bois, et on l'embrasse, et on pose avec, et on le brandit, on le cajole, on l'admire, on compte qui et quand et combien de titres, et on le prête aux supporters, et on se prend en photo avec, et on le mitraille, sous tous les angles, avec tout le monde, et encore on passe de bras en bras dans les bras de celles qu'on n'a pas encore croisées, on retrouve celles qu'on n'a pas vues depuis longtemps, et puis petit à petit, il y a de moins en moins de monde sur le terrain, de plus en plus de monde au téléphone, et c'était tellement un putain de bonheur que je pourrais écrire tout ce que je veux, j'arriverais à peine à vous le faire toucher du doigt.